L’angoisse du départ en expatriation pour le conjoint accompagnateur

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Plus le départ en 1ère expat approche... plus la pression monte !

Aujourd’hui, j’ai eu ma copine Delphine au téléphone…
Elle part en expatriation en famille dans quelques semaines. Elle quitte tout : ami(e)s, famille, travail, pays, loisirs, … pour accompagner son conjoint qui est muté par sa société.

Et là, au détour de la conversation : flash-back sur mon ressenti vécu il y a 6 ans quand je préparais notre départ en expat.

Je sens une vraie angoisse qui s’installe et empêche de dormir, des peurs de perdre son identité et ses valeurs en quittant tout (ou presque), des questions par centaines qui se bousculent et viennent parasiter la vie quotidienne qui d’un seul coup devient moins légère.

Oui, tout quitter ou presque pour partir vivre l’aventure de l’expatriation est excitant mais pas si facile… même quand on va poser ses cartons et sa famille dans un endroit ensoleillé qui rend envieux pas mal de copains.

Tout d’abord il y a la perte du travail.

La plupart du temps, on a été élevé(e)s dans l’optique d’être autonome, indépendant(e), de se réaliser dans sa profession…

Alors oui, on a fait des études, on s’est battu(e)s pour progresser professionnellement et se faire une place qui nous assure d’être utiles et reconnu(e)s.
Et puis les enfants sont arrivés, le conjoint mène lui aussi une carrière sur les chapeaux de roues. Et tout d’un coup on se retrouve super bookés, à vivre dans une course permanente de super woman/man.

Faire le choix de partir en expatriation à ce moment-là, c’est aussi voir en cette opportunité la possibilité d’un autrement. De rompre avec le train-train, et se permettre de construire une vie de tous les jours différente.
Ce qui est difficile à réaliser en France avec les contraintes financières et la pression sociale.

Finalement c’est agréable de dire à son chef : bye bye, je pars vers d’autres aventures (avec en plus l’aspect je pars au soleil pour certain(e)s …), c’est chouette de se dire que les enfants et vous-même aurez un rythme moins fou …

Mais, il y a un mais… plus le départ approche… et plus la peur augmente.

Peur de ne plus être indépendant(e) financièrement, ce qui peut engendrer des déséquilibres familiaux (« et si notre couple ne fonctionne plus… » « et si je ne gagne plus d’argent, je n’oserai plus acheter ce qui me fait plaisir » « et si… »). Ces questions doivent être abordées au sein du couple dès le début du projet pour éviter les incompréhensions et zones de non-dit.

Peur de s’ennuyer… peur de ne plus être utile… peur de ne plus être valorisé sur autre chose que le fait de bien élever (ou presque) les enfants…

C’est à peu près ce que pensent toutes les personnes qui partent en expatriation en tant que conjoint accompagnateur, sans jamais oser en parler avec leurs proches ou les autres expatrié(e)s.
Les proches risqueraient de ne pas comprendre que vous osiez vous plaindre avec « la chance que vous avez », et parler aux expatriés sur place peut être problématique car la communauté est petite et tout se sait !

Et pourtant ceux qui ressentent ces doutes sont nombreux(ses).

La peur de perdre son identité

C’est aussi un facteur aggravant des angoisses pré-départ  : Pour se projeter dans cette nouvelle aventure, on cherche des repères qui sont des « expatriés aguerris » qui peuvent nous montrer la voie, or, il n’est pas rare de rencontrer des expatriés lors des voyages de reconnaissances et de se trouver totalement en décalage avec leur vie et leur vision.

Si vous rencontrez lors de la préparation au départ des conjoints expatriés qui sont loin de votre identité « autonome », « professionnelle », et sont très heureux de ne pas travailler et s’adonner à la lecture, la cuisine et les cafés entre copines tous les jours… le choc des cultures est proche !

Il est donc important de ne pas faire de transfert !

L’expatriation et l’équilibre des uns n’est pas celui des autres. Il faut toujours garder à l’esprit que chacun vit son expatriation comme bon lui semble. Il y a quasiment autant de manière de vivre en tant qu’expatrié que de personnes expatriées ! Il n’y a pas de modèle à suivre.

Les préparations interculturelles

De même, les préparations interculturelles sont très intéressantes et nécessaires, mais sont de vrais moments d’effroi pour les conjoints.

Certes, envisager le pays dans sa globalité (histoire, culture, mode de vie, particularismes locaux…) est primordial, mais les formateurs sont quelquefois indélicats concernant les conjoints.
S’entendre dire en bloc et sans délicatesse, que la principale cause d’échec de l’expatriation est le conjoint… apprendre que l’on a une chance sur deux de ne pas revenir ensemble mais divorcés… qu’il est important de se méfier de la gente féminine locale qui « chasse » les expats mâles et est armée pour… ça ne détend pas vraiment.

Résultat : PRESSION à son maximum sur les épaules de qui ? Le conjoint !

Et puis il y a la peur d’être loin de ceux qu’on aime (amis et famille)…

Faut-il être masochiste pour partir ? Un peu fou ? Sûrement…OU PAS !

RASSUREZ-VOUS ! C’est ce que j’ai moi-même vécu il y a 6 ans, et ce que vit aussi ma copine Delphine et des milliers de personnes dans le même cas que nous…

Heureusement, l’expatriation, même si elle reste une aventure particulièrement stressante (surtout la première expat), reste un moment incroyable et génial !

Génial de se dire que l’on a devant soit la possibilité d’une page blanche pour se réinventer.

Comment se préparer à ce départ sans trop stresser ?

  • Eviter de se mettre la pression outre mesure sur ce que vous allez bien pouvoir faire de votre vie en expatriation : Donnez-vous une deadline pour démarrer. 6 mois par exemple, pour vous installer dans votre nouvelle vie, refaire votre réseau de connaissances, apprendre la langue, comprendre un peu mieux le pays qui vous accueille, connaitre les possibilités qui s’offrent à vous : activités, possibilités d’emploi, apprentissage ou développement de compétences.
  • Puis une fois la deadline des 6 premiers mois atteinte, faire un premier bilan : Qu’est ce qui vous plait et vous déplait dans votre vie en expatriation ? Ceci vous permettra de noter les choses que vous pouvez encore modifier pour être bien, de chercher des solutions qui vous amènent plus d’équilibre dans votre vie là-bas. Vous investir dans les domaines qui vous plaisent, vous font vibrer, ou tout simplement répondent à votre besoin.
  • Une fois le bilan réalisé et les actions menées pour être mieux, pensez à vous. Quel sens voulez-vous donner à cette expatriation ? Qu’elle soit isolée ou devienne le point de départ d’une vie nomade, quel projet personnel voulez-vous mener ?

- Cela peut être un projet de formation ou un projet plus professionnel pour vous permettre de profiter de l’expatriation comme d’un tremplin, d’un moyen de changer et d’évoluer vers un autre métier.

- Cela peut être un projet plus artistique, créatif.

- Cela peut être un projet lié à l’environnement associatif, humanitaire du pays.

- Cela peut être un projet de développement d’entreprise ou d’activité, que vous pouvez envisager localement ou sur le net.

- Cela peut aussi être un projet plus personnel tel que profiter du pays et de sa qualité de vie. Profiter de pouvoir apprendre des langues étrangères. Profiter d’avoir du temps pour élever les enfants…

Pensez à ne pas vous oublier en expatriation !

Le changement est certes radical, mais l’expatriation offre la possibilité d’avoir du TEMPS. Et c’est finalement ce qui fait peur, mais qui offre pourtant une vraie liberté d’action.

Alors, bienvenue aux nouvelles expatriées qui comme Delphine, sont dans les cartons avec la tête pleine de questions… et surtout n’hésitez pas :

A rencontrer la communauté française pour être aidée et accueillie dans de bonnes conditions à l’arrivée (associations d’accueil françaises),

A vous faire aider en cas de blocage ou de déprime (voire plus) par des personnes spécialistes des problématiques d’expatriation (psychologues, coachs…),

A vous faire accompagner dans vos projets pour ne pas être seule et lâcher par manque de soutien (Accompagnements professionnels, bilan de compétences à distance...).

Groupe Facebook "Projets de femmes expatriées" :

Pour vous aider à visualiser la diversité des projets développés en expatriation par les conjoints, j’ai créé le groupe Facebook « Projets de femmes expatriées ».

Il met en avant les idées d’activités, les actions, les projets de personnes qui vivent loin de leur pays et ont trouvé ce qui les fait vibrer.

Virginie Jocteur Monrozier - Juin 2016

Dirigeante Optimexpat – Accompagnement professionnel à distance
Fondatrice du groupe Facebook « Projets de femmes expatriées »


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